Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

lundi 27 janvier 2014

Journal de campagne à Paris (janvier - mars 2014)

Mercredi 22 janvier 2014. – Cet après-midi, très agréable enregistrement pour Courtoisie d'une émission consacrée aux municipales à Paris. S'étaient répartis dans le studio, autour de notre figure de proue, Wallerand de Saint-Just, quatre autres têtes de liste RBM que j'avais choisis en ce qu'ils représentent chacun à sa façon la très grande ouverture politique que nous avons réussie à donner à notre campagne – ou nos vingt campagnes dans les vingt arrondissements. Etaient là :

Michel Bulté, ancien maire RPR du XIXe (et adjoint au maire de Paris de l'époque, Jean Tibéri, qu'il a l'air de placer assez haut dans son panthéon personnel, rappelant qu'il a fait baisser les impôts locaux deux années consécutives, ce qui change de l'équipe suivante – laquelle les a fait croître de  42 % en 12  ans...).

Gérard David, tête de liste dans le XVIe arrondissement, étonnant personnage dont je commence à peine à faire la connaissance et qui me ravit par sa liberté de ton et son érudition (normalien, agrégé de Lettres, ancien directeur des relations extérieures de Marcel Dassault...), et qui annonce tout uniment qu'il fut longtemps... giscardien.

Mon vieil ami Elie Hatem, tête de liste dans le IVe, sémillant avocat, notamment de l'Action française – où je l'ai souvent rencontré au fameux « banquet », à l'époque de Pierre Pujo, et que je retrouve ces jours-ci plus amical et chaleureux que jamais, et avec qui je dois aller rendre visite bientôt à notre cher ami commun Boutros Boutros-Ghali.

Enfin, le plus jeune de nos têtes de liste (23 ans !), Bruno Clavet, dans le IIIe, qui était « jeune  UMP » avant de rejoindre le FN voici deux ans lors de la campagne de Marine ; il entreprend avec beaucoup d'ardeur de faire une carrière politique, et m'a tout l'air d'avoir les moyens de la mener loin – son goût pour l’histoire est un excellent signe...

     Si l'on ajoute les cinq têtes de liste SIEL, on peut dire que l'ouverture est réussie ! Sans doute me suis-je inquiété trop vite qu'elle ne le fût pas – mais je n'ai sans doute pas eu tort d'insister : à Paris, c'est l'allure qu'il nous faut  donner à notre rassemblement.

Je ferai diffuser l'émission le soir du 5 février : grand-hâte de l'entendre, tant elle m'a paru satisfaisante, aussi, sur le fond : l'humeur était tout à fait dans le genre « Union des droites » que nous affectionnons assez...

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