Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

jeudi 20 février 2014

Hôtel de Ville : Service public ou services inutiles ?


Mardi 18 février 2014. – Imposant Hôtel de Ville ! Vue de l'extérieur, il fait bel effet ; mais, à regarder ce qui se passe à l'intérieur, on a plutôt l'impression que la majesté du service public, que l'immeuble met si bien en scène, s'est peu à peu évaporée et qu'il n'en reste les ors et ornements, les titres, les prébendes et les oripeaux. Certes, on voit de toutes parts des « dirigeants » et des « responsables », mais on dirait des enfants qui jouent à la marelle dans la salle d'honneur d'un palais déserté. 
      La principauté de M. Delanoë est remplie de vide, d'air et de vent – ce qui n'exclut pas l'agitation. Il y existe par exemple une considérable « Délégation générale aux relations internationales » composée de plusieurs directions, sous-directions et services, chacun avec leurs conseillers, chargés de mission, et autres, tout occupés  à « mettre en œuvre le choix pour Paris, ville ouverte sur le monde (sic !) de la solidarité, du partage et de l'échange avec les pays du monde et des villes toujours plus nombreuses » ; ce charabia, qui aurait pu au moins tenter d'être francophone, en dit long sur l'inconsistance d'une multitude de projets qui ressortent plus à une paroisse ou une association charitable que d'une municipalité. J'invite les esprits curieux à faire un tour sur le site de cette Délégation, ils seront édifiés : voici, exemple pris au hasard, des « Dialogues métropolitains » entre Paris et Buenos Aires : projet portant sur les liens entre développement économique et urbanisme (sic) mis en œuvre avec la DDEEES et l’APUR ». Quel rapport avec la gestion d'une grande ville, dont les habitants ont de multiples problèmes, certes plus terre-à-terre ? Ils n'en ont cure, les grands infans d'aujourd'hui – qui hélas ne jouent pas avec des billes, mais avec beaucoup d'argent... Parviendrons nous à restaurer la notion de « Bien Public » avant que la France ne s'enfonce dans l'inexistence et le baratin ? 

1 commentaire:

  1. fn-municipales.fr/paulmariecouteaux

    Découvrez bientôt, ici, les candidats FN-RBM pour les élections municipales 2014.

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