Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

mercredi 5 février 2014

Journal de campagne à Paris (janvier - mars 2014)

Mercredi 5 février 2014. – Paris sur la pente de l'anarchie : un cambriolage place Saint-Sulpice ce matin, à peu près devant le Commissariat du VIème arrondissement. Sujet de notre premier communiqué de campagne :

« Ce matin, à l'aube, un prestigieux magasin de la place Saint-Sulpice, Saint Laurent, situé au cœur même du VIe ar., a été attaqué, saccagé et dévalisé. Après tant d'autres, ce fait hélas divers prouve aux Parisiens ce que la majorité municipale écolo-socialiste refuse obstinément de voir :

- D'abord, que ce sont tous les commerçants qui vivent désormais dans l'insécurité : aux bijouteries, pharmacies, établissements bancaires, restaurants et commerces de nuit, s'ajoutent les magasins de vêtements ; de proche en proche, tous les commerçants de Paris se trouvent menacés.

- Ensuite, que la police de M. Valls et la Justice de Mme Taubira ne font plus peur : l'établissement pillé ce matin est situé à 50 mètres de la Mairie et à 60 mètres du Commissariat central du VIe ar. Les voitures béliers ont opéré au vu des policiers en faction, pour ainsi dire sous leur nez, et dans un fracas qu'ils n'ont pas pu ne pas entendre. Je n'en déduis pas qu'ils sont incompétents ; sans doute sont-ils découragés par le laxisme d'une prétendue Justice relâchant des malfrats qu'ils sont lassés d'arrêter pour la forme.

- Enfin, que l'insécurité dans Paris, qui s'est développée depuis dix ans dans l'indifférence bon enfant de ses élus, est en train de se généraliser ; si nous n'y prenons garde dans les prochaines années, l'anarchie va gangrener la capitale de la France, faisant régner la peur sur la ville, fermant les boutiques, provoquant des réactions de méfiance généralisée et des réflexes d'auto-défense annonciateurs de violences sans fin. 

Il est temps que les Parisiens se dotent d'élus qui soient conscients des réalités et prennent les choses en main. J'annonce que j'irai, dans les prochains jours,  accompagné de candidats de la liste que je dirige, voir M. le Maire sortant du VIe ar., ainsi que M. le Commissaire de Police du VIe ar. pour leur demander des explications sur la façon dont se sont déroulés ce matin les faits qui ont stupéfié les habitants du VIe. Ils montrent une telle insolence qu'il serait impossible de se contenter, comme nos ir-responsables le font si souvent, d'une simple inscription sur une main courante.

La main aujourd'hui tant relâchée de la Police et de la Justice doit être lourde, ou s'installera partout l'anarchie que réclamait naguère la clique soixante-huitarde aujourd'hui titulaire hélas, en France et à Paris, de pouvoirs qu'elle ne veut plus exercer.

Parisiens, réveillez-vous ! »

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