Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

mercredi 19 février 2014

Nuages sur la campagne à Paris

Dimanche 16 février 2014. – Il n'y a pas de jour qui n'apporte son lot de contrariétés – de véritables contrariétés politiques, qui n'ont rien de superficiel. Depuis des mois, je tente de faire comprendre à Wallerand de Saint-Just que notre campagne à Paris rencontrera un succès d'autant plus grand qu'elle se présentera sous des atours nouveaux et que nous saurons mettre en avant, aux cotés d'une enseigne FN qui n'a pas toujours obtenu les meilleurs résultats, l'image d'un rassemblement bien plus large, à laquelle nous donne droit d'ailleurs la diversité des appartenances des têtes de liste – remarquable en effet. C'est ainsi que les candidats du SIEL souhaitent présenter tous leurs documents de campagne sous le nom de « Rassemblement Bleu Marine », étiquette censée figurer en gros, surmontant les noms de FN et SIEL accompagnés de leurs logos respectifs. Un temps, j'ai cru que la chose, en elle-même assez simple, était acceptée par Wallerand de Saint-Just. Et voilà que je reçois de celui-ci (comme, j'imagine, toutes les têtes de liste) l'injonction suivante :

      « Voici ce que vous devez mettre comme titre de la liste sur tous les documents administratifs : « Paris capitale de la France avec Wallerand de Saint-Just soutenu par le FN et le RBM ». Et comme étiquette politique : « Front national ».

      Pourquoi être tout à coup si catégorique ?  Et pourquoi, malgré nos instances répétées, les tracts de campagne qui nous sont proposés ne portent-ils que le nom du FN, derechef orné de la traditionnelle flamme.  J'en viens ce soir à me demander à quoi rime pour moi cette campagne, si je dois semblablement me laisser enfermer... 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire