Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

samedi 8 mars 2014

Du passage de février ; de la Crimée...

Vendredi 28 février 2014. Fin de cet affreux mois de février. Je quitte enfin la rue Vavin pour... je ne sais où ; car je n'ai nul domicile fixe ces temps-ci, et n'en aurai pas aussi longtemps que les travaux ne seront pas terminés rue de Rennes, ce qui rend très difficile tout travail, et pour commencer ma campagne électorale dans mon cher 6e – que pour autant, j'arpente en tous sens et ne quitte presque plus...

      Ce soir, on apprend que des soldats russes contrôlent les points névralgiques de la Crimée. Les médias français se déchaînent, toutous dociles de la politique atlantique, c'est-à-dire anti-européenne. Il n’y en a pas un qui rappelle, par exemple, que la Crimée – Khrouchtchev n'avait rien à refuser à l'Ukraine –, n'a été donnée à ce pays que par l'effet d'un pur caprice, est russe depuis plus de deux siècles et que Moscou ne peut évidemment pas perdre tous ses atouts en Méditerranée, à commencer par ses forces navales, parce que Washington et ses milices ont fait main basse sur Kiev. Si l'on avait dit à ma chère grand-mère, qui a fui par Sébastopol, que la Russie n'était pas chez elle en Crimée !

      Une seule exception, à ma connaissance : Chevènement, vient de dire le fait. Mais reste pendante ma question d'hier sur l'aveuglement européen, et principalement celui des médias français, dont l'ignorance confine ces jours-ci au risible...

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