Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

lundi 10 mars 2014

Hidalgo déjà proclamée Maire de Paris


Lundi 3 mars 2014. - Début de la campagne officielle des municipales. Le plus étonnant dans cette campagne, c'est la constance avec laquelle la classe médiatique a proclamé, dès avant le premier jour de la pré-campagne à Paris, qu'elle serait remportée par Madame Hidalgo. Nous n'en sommes plus aux candidatures officielles du Second Empire, nous en sommes aux élections gagnées d'avance par les candidats du Système. Pourtant le bilan des équipes Hidalgo-Delanoë est médiocre sur bien des sujets (à l'exception peut-être des équipements en crèches, ce qui n'est certes mas mince) et catastrophique du point de vue financier. Ces écolo-socialistes ne savent gouverner qu'en dépensant à tort et à travers, et donc en augmentant les impôts comme aucune autre grande métropole ne l'a fait. Eu égard à la croissance vertigineuse du budget de la ville, de l'argent jeté par les fenêtres et de la gabegie générale, la gestion mériterait que les Parisiens se prononcent. Mais Hidalgo est déjà réputée avoir partie gagnée, pas de contestation possible – et voilà que l'on apprend ces jours-ci qu'elle utilise a giorno les moyens de l'Hôtel de Ville pour alimenter sa campagne : elle peut tout se permettre, elle est déjà Maire de Paris. Rentrez chez vous, Parisiens, il n'y a rien à voir !

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