Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

dimanche 16 mars 2014

L'affaire se politise ; Marine Le Pen sur RTL ; un aboiement d'un roquet du PS. Pourquoi il faut tirer sur le SIEL

Jeudi 6 mars 2014. – L'affaire AFP-Roms (qui est surtout, dans mon esprit, une affaire AFP), a occupé près de la moitié de l'entretien-confrontation sur RTL, ce matin, entre Marine Le Pen et le matador en chef Jean-Michel Aphatie. J'ai la satisfaction de constater que la présidente du RBM me défend bec et ongles – et d'ailleurs, il est limpide à l'entendre s'exprimer si clairement, que je suis victime d'un coup bien monté. Le bonhomme de l'AFP a commencé, quand il a pris ses fonctions fin décembre, à me tenir un langage des plus sirupeux. Ah ! Comme il était à l'écoute, comme il paraissait prêt à m'entendre ! Mais je vois bien à présent que le coup fut préparé de longue main, comme je vois avec quelle application la presse veut faire de moi un pilier de « l'ultra-droite », comme le dit un autre plumitif, dans le numéro de l'Express paru hier, qui radiographie les réseaux de l'ultra-droite et m'y voit partout.  Venant après quelques autres fameux pièges, notamment les canards de Canal +, enlevant et remettant mon micro-cravate dix fois dans la même journée, j'ai amplement confirmation de ce que mes amis soupçonnent depuis un certain temps : que le SIEL placé où il est, c'est-à-dire dans une situation où il peut être l'interlocuteur d'une droite classique et offre de surcroît du Rassemblement Bleu Marine un visage renouvelé fort contrariant pour les stéréotypes des petits sires du moment, doit être canardé à vue, et son président en premier lieu. Nous dédiabolisons ? Il faut donc que les maîtres du jeu médiatiques parviennent à nous diaboliser. Devant l'importance qui nous est ainsi donné, nous n'avons qu'une chose à faire, persévérer et avancer de plus belle.


      PS : autre enjeu politique : cette  insulte du porte-parole du Parti Socialiste, David Assouline, qui s'offre une protestation selon les règles en vigueur contre « des propos ignobles ». Il va sans dire que M. Assouline est repris par l'AFP, et que M. Daudin en rajoute à loisir, rappelant mes propos, semblablement déformés comme par devant, et comme si je n'avais pas rectifié ! Le système est absolument imperméable…

Bien entendu, quand je veux répondre par la même voie, toujours l'AFP, celle-ci m'est interdite : vous vous êtes déjà expliqué à chaud, lundi soir.  J'en suis donc réduit à retranscrire ici ma réponse, restée muette, à M. Assouline : « Incapable de gouverner la France et de porter remède aux multiples maux qui accablent les Français, le Parti Socialiste, s'exprimant par la voix de M. Assouline, en est réduit à la surenchère polémique, aux superlatifs les plus agressifs et même aux petites manipulations médiatiques pour fustiger quiconque formule dans un esprit de responsabilité une vérité que tout le monde connaît mais que personne n'ose dire : cette vérité est que l'ouverture de l'espace Schengen à la Roumanie et à la Bulgarie (à laquelle je ne regrette pas de m'être opposée, en tant que député français au Parlement européen) crée une situation proprement inextricable. Soit nous laissons, contre tout sentiment de la dignité humaine, mais aussi de la dignité nationale, des familles entières s'installer sur les trottoirs, les places et les rues de Paris, excitant les réactions d'une part croissantes de la population qui parle en effet de « lèpre » et  d'« invasion », soit le gouvernement socialiste recoure à ce que tout le monde nomme des « camps » qui existent déjà sous le nom de « centres de rétention administrative » ou qui se créent d'eux-mêmes à la périphérie des villes. Or, ces deux solutions sont également exécrables, contraires à la fois au droit positif que j'invoque au nom de la République et au droit humain que j'invoque en tant que chrétien. Reste donc la seule solution qui permettrait à la « puissance publique » de sortir de l'impuissance générale : suspendre l'application des accords de Schengen. Je mets au défi les socialistes et les parangons de la bien-pensance, aveugles aux réalités, d'avoir le courage de prendre la seule mesure authentiquement politique qui s'impose et de la proposer à l'échelle européenne. Tous ceux qui me connaissent, tous ceux qui  ont lu sérieusement ce que  j'ai écrit dans mon blog sont stupéfaits d'entendre dire que j'ai préconisé la construction de « camps », alors même que je propose la seule solution qui les rendra inutiles. Même en temps de campagne électorale, il est des limites aux manipulations et aux outrances. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire