Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

lundi 10 mars 2014

L'AFP retourne du tout au tout ce que j'ai écrit ici sur les Roms : une dépêche démente, que je ne peux plus démentir


Mardi 4 mars 2014. - Hier au soir, drôle d'affaire : tandis que j'étais dans le train, un journaliste de France-Inter me demande de confirmer que je prône la construction de camps pour les Roms, selon une dépêche de l'AFP qui vient de tomber. Moi, je tombe des nues, démens bien entendu, d'autant que j'ai voulu dire tout le contraire et stigmatiser des socialistes qui, comme toujours pavés de bonnes intentions comme l'enfer, ont voulu l'élargissement de l'UE à la Roumanie et à la Bulgarie (à laquelle je m'étais opposé, comme député européen, en sorte que je sais de quoi je parle) et qui, ne pouvant laisser des familles entières sur le trottoir, n'ont plus pour solution que construire des camps à la périphérie de nos villes – ce que, justement je refuse ! J'appelle aussitôt l'AFP et rectifie comme je le peux, mais dans le brouillard car je n'ai pas lu la dépêche qui m'incrimine. Tout cela sent une manipulation grand genre, mais le journaliste de l'AFP auteur de la fautive dépêche (un stagiaire, je crois) refuse de me l'adresser attendu que je suis pas abonné – je n'aurai donc le texte qu'à 22 heures passées : début d’une affaire à suivre de près, ce me semble. 

2 commentaires:

  1. De toutes façons, je trouve qu'il y en a assez de devoir se justifier pour coller aux règles de ces collabos qui n'ont aucune leçon à nous donner.
    Qu'ils continuent leur délire, mais pas besoin de courir après chacun de leur mensonge.. Les gens assez bêtes pour continuer de les croire sont de toutes façons irrécupérables.

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  2. Je suis de l'avis de James : ce genre de manipulation – assez courante – dessert finalement ceux qui en sont les auteurs... Car tout cela est tellement cousu de fil blanc qu'on ne peut que sourire, pourvu de garder un brin de discernement.

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