Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

mercredi 28 mai 2014

Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX - Président de SIEL

Paul-Marie COÛTEAUX
Président de Souveraineté, Indépendance et Libertés - SIEL

COMMUNIQUÉ

Le SIEL a tout lieu de se réjouir des évolutions rapides du paysage politique français survenues ces trois derniers jours. Pour commencer, il se félicite des résultats obtenus par les listes RBM aux élections européennes, qui marquent un pas supplémentaire, et peut-être décisif, dans la construction d'un large rassemblement patriotique à vocation majoritaire et donc gouvernementale qui, dépassant les partis, peut seul tirer la France de l'ornière où l'ont fourvoyée, sous couvert de faire l'Europe,  les politiques d'abandon menées depuis plus de trente ans  - cela bien que ce scrutin ait été marqué par une abstention d'autant préoccupante que furent pour la première fois inclus les bulletins blancs (554 000 décomptés, soit 1,2% des inscrits), et qu'un élan populaire ne paraisse pas encore assuré.

Autre motif de satisfaction : après avoir enregistré en mars une vingtaine d'élus municipaux, le SIEL a obtenu un premier siège de député, en la personne de Gilles Lebreton, notre vice-président, que nous félicitons tous.

Le SIEL tient à saluer également la performance des listes Debout la France qui, en réunissant près 4% des votants, font plus que doubler le résultat en pourcentage de leur candidat Nicolas Dupont-Aignan à la présidentielle de 2012. Si l'on veut bien ajouter les voix du RBM, de DLR, et, malgré des divergences de fond, de Force Vie, c'est environ 30% des votants, soit 13,5% des inscrits, qu'ont réuni le 25 mai, en l'absence de toute liste patriote à gauche, les souverainistes -soit presque autant que l'union des centres (UMP-UDI-Modem, 14% des inscrits) et l'ensemble hétéroclite des gauches (14,6%).

Le SIEL continuera à œuvrer, conformément à sa vocation d'origine, en faveur de l'union des souverainistes. De ce point de vue, il se réjouit de l'accélération de la déliquescence de l'UMP, fausse union issue du RPR et de l'UDF qui est vouée à disparaître, et regarde avec intérêt les initiatives qu'envisagent les derniers patriotes qui s'y sont égarés, tels Henri Guaino, Laurent Wauquiez, Charles Beigbeder, Thierry Mariani et quelques autres personnalités, parlementaires notamment, que le SIEL appelle à rejoindre le rassemblement souverainiste en voie de construction.


Le SIEL s'inquiète enfin de la déliquescence de la légitimité en France, qui interdit toute grande politique. Avec moins de 15% des inscrits, les gauches confondues ne sont plus en mesure de gouverner. Comme l’a demandé Marine Le Pen, une dissolution s'impose à bref délai pour retrouver une légitimité, et rendre l'Assemblée tant soit peu nationale. Dans cet esprit, le SIEL compte engager dans les prochains mois une campagne pour obtenir la dissolution, et se propose de mener des consultations auprès de ses partenaires immédiats ou potentiels pour organiser à Paris et en province des manifestations de rue et faire entendre raison à un Président dont l'insuffisance et l'impopularité mettent la République en grand danger. Imposons des élections générales et préparons sans attendre le large gouvernement de salut public qui restaurera la souveraineté et la légitimité nationales !

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