Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

lundi 8 septembre 2014

Communiqué de presse post-loi-Fioraso

Contre les universités françaises qui veulent enseigner exclusivement en anglais à leurs étudiants français, la résistance s'organise.

À la suite du large débat du premier semestre 2013 dans les médias, l'article 2 de la loi Fioraso sur les enseignements supérieurs en anglais a été amendé. La loi publiée le 22 juillet 2013 interdit les enseignements exclusivement en anglais. Les ministères qui accréditent les formations, et celui de la Culture sont chargés de la faire respecter.

En fait, par la volonté des partisans de l'anglicisation totale, les formations offertes en anglais uniquement, annoncées fièrement dans cette langue seule, ont proliféré depuis un an, et les ministères ne s'y sont pas encore opposés.

Douze associations déposent des recours gracieux auprès des établissements contrevenants et des ministères défaillants, en vue d'éventuels recours ultérieurs devant les tribunaux administratifs. Les offres de collaboration sont reçues à : Avenir de la langue française (ALF), 34 bis, rue de Picpus, 75012, avenirlf@laposte.net, président. 
Albert Salon.

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