Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

jeudi 4 décembre 2014

Mercredi 3 décembre deux mil quatorze ; visites et donc Paris, toujours, où la vie est tant dissipée, mais point désagréable...

Le nouveau maire de Grenoble vient de faire ce que tout maire attaché à sa ville, je veux dire à la beauté ou le simple agrément de sa ville ou de son village, devrait faire d'urgence, interdire les panneaux publicitaires. J'ai fait lundi soir un touitte sur le sujet – vérifiant avec satisfaction que les touittes portant sur l'environnement sont les plus souvent repris : bueno !  Mais j'ai trouvé hier un communiqué de l'In-nocence qui en dit plus long et que Maître Camus, que je viens de féliciter par téléphone, tourne toujours à merveille ; du coup, je le recopie ici, en fidèle de l'In-nocence.

Communiqué n° 1777, lundi 24 novembre 2014

Sur le bannissement de la publicité à Grenoble

Le parti de l’In-nocence salue avec la plus totale approbation et même avec enthousiasme la décision de la ville de Grenoble de bannir de ses rues la publicité. Pareille mesure est parfaitement conforme à son propre programme, qui, bien entendu, porte également et a fortiori sur les accès des villes et les routes de campagne. Au demeurant il ne se préoccupe pas seulement de la publicité mais de la signalétique en général, qui selon lui doit être considérablement réduite, ainsi que le permettent à présent les moyens modernes de communication, d’information et de géolocalisation.


Le parti de l’In-nocence, dans cette perspective, espère que la ville de Grenoble n’a pas l’intention d’allouer à la communication municipale ou autre, et moins encore à l’endoctrinement idéologique ou à l’exaltation vertueuse du vivre-ensemble (comme dans les malheureuses églises...) les espaces reconquis sur la publicité. À cet égard il juge regrettable que le dit « manque à gagner » entraîné par la sage mesure prise doive être compensé par des réductions sur les frais de représentation et de protocole, deux domaines qui lui sont également chers et qui doivent selon lui être préservés, au même titre que l’espace public vierge de propagande d’une espèce ou d’une autre.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire