Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

mercredi 3 décembre 2014

Samedi 22 novembre deux mil quatorze ; Paris, sous le pâle soleil de novembre.


Dans les rues, beaucoup de monde – on dit que « c'est Noël » ! Plus d'un mois avant ! De mon temps, l'Avant, avec ses petites fenêtres que l'on ouvrait chaque jour sur une méchante image en carton, commençait à quinze ou vingt jours de la célébration de la naissance du Christ. Désormais plus d'un mois ! Il faut que le Dieu Commerce ait toujours une « fête » à se mettre sous la dent – fête ne voulant plus rien dire d'autre, désormais que consommation. Comme nous avions raison, il y a quelques années, aux Cahiers de l'Indépendance, de prôner un Noël sans cadeaux ! (hélas, même nos bons lecteurs nous en avaient fait reproche...)

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